Billet invité.

Les philosophes, comme les économistes, n’ont encore qu’interprété Marx, il s’agirait maintenant de le lire, sans prisme, avec ses propres yeux. La liste serait longue des Marx hégélianisé, spinozé, voire christianisé. Sans parler du Marx ricardisé (le Marx penseur de l’économie politique pris dans cette lignée qui passe par Eduard Bernstein et Paul Jorion) entraîné dans les cercles marxistes ou proudhoniens où s’affairent ceux qui restent en deçà de la barrière installée pour interdire passage à la critique de l’économie politique…

La recomposition idéologique liée à ce recul devant l’obstacle, où il appert que le refus est imputé à la monture, présente aussi un Marx aristotélisé. Ce blocage théorique se retrouve chez l’un des meilleurs traducteurs, en français, du Livre I du Capital – Paul-Dominique Dognin, auteur des « Sentiers escarpés » de Karl Marx (1977, éd. du Cerf). Il est repris non explicitement par Paul Jorion.

Dans le tome II, appareil critique du tome I, Dognin organise un réseau de notes (59, 79, 90 à 92, 15) renvoyant à ce que dit Marx d’Aristote dans le Capital. La thèse de Dognin est explicitée dans la note 92 : « Évoquant cette problématique aristotélicienne, nous avons déjà écrit que Marx voilait par un contresens la solution que le philosophe grec apportait au problème (note 15). Le moment est venu de mettre ce contresens en lumière ». Paul Jorion, néo-aristotélicien déclaré, garde cette source sous le coude tout en affirmant « Marx se trompe ». Le contresens que croit déceler Dognin est formulé ainsi : « Or, faisant disparaître l’allusion au « besoin », Marx fait dire au texte qu’à défaut de commensurabilité véritable, la « mise à égalité » ne peut être qu’un « ultime recours pour le besoin pratique » (Notbehelf für praktische Bedürnis, ces mots ayant la prétention de traduire le pros de tèn chreian endechetai hichânos que nous venons de voir). »

Dognin déplace sur un problème de traduction d’Aristote par Marx les conséquences de ce que lui-même traduit de Marx par « mise à égalité ». Il est remarquable que ce déplacement ne fonctionne pas puisque Marx, censé, selon Dognin, « faire disparaître l’allusion au « besoin » » lit l’expression d’Aristote en faisant apparaître praktische Bedürfnis, que Dognin pourtant traduit lui-même par « besoin pratique ».

L’enjeu est ailleurs. Dognin a ouvert une fausse piste alors même qu’il traduit correctement Gleichsetzung par « mise à égalité ». Ce que Marx dit est que cette « commensurabilité » de l’utile, liée au besoin, est, chez Aristote, une commensurabilité d’après coup. L’enjeu réside en ce que quelque chose, censé être un intermédiaire entre les choses via les hommes, l’argent, est devenu le maître des hommes. Marx loue Aristote de l’avoir compris avant même l’avènement du mode de production capitaliste, vingt siècles avant que l’économie n’émerge comme discipline. Mais Marx dit aussi qu’Aristote ne l’a compris – et ne pouvait le comprendre – qu’à l’occasion d’une vision du monde rendue possible dans un horizon encore dégagé par l’inexistence du salariat. À cette époque, l’esclavage était l’enjeu de la lutte des classes. Les crises qu’a posteriori l’histoire baptisera « économiques » auxquelles était confrontée l’Antiquité étaient seulement financières. Les riches accaparaient de l’argent ou stockaient des esclaves, des denrées utiles, voire nécessaires, et organisaient la pénurie à leur profit. Cette pratique est, aujourd’hui, le métier des banquiers. Mais dans le mode de production capitaliste, le fondement de l’inégalité des conditions sociales, la source des richesses, repose sur l’exploitation du temps d’existence des hommes : le temps de travail moyen socialement nécessaire « mis à égalité » non pas selon les vicissitudes des prix, mais selon l’inégalité des relations salariales. La chrématistique que dénonçait justement Aristote n’est plus désormais qu’un effet des rapports de forces, non tant économiques ou politiques, que liés aux relations sociales, caractérisées par le travail consenti dans le contexte de l’apparente liberté contractuelle.

Dans le mode de production capitaliste, la « mise à égalité » n’est plus constituée après coup : Marx parle d’un « ultime recours », désormais, déjà là. Dans ce mode de production ultérieur, l’échange du désespoir existe par avance, selon l’offre de salaire émise, ou non, par le propriétaire des moyens de production, que le salarié putatif ne peut pas refuser.

Sur la traduction proprement dite, Marx se livre à une ironie à plusieurs sens en écrivant Notbehelft que Dognin rend par « ultime recours ».

Le premier sens renvoie à la notion de « cause finale », tout à fait invalidée dès les prémices de la pensée scientifique avec l’empirisme embryonnaire d’Occam. La notion de « cause finale » ferme la boîte systématique de la cohérence aristotélicienne où la forme du logos, devenue logique, devait être le signe de la réalité de son contenu rationnel. Or cette manière de penser ne tient plus avec l’avènement graduel du mode de production capitaliste, en gestation sous le mode de production médiéval, qui vit émerger les notions de temps, puis d’histoire, lesquelles dynamisèrent la relation à l’étendue, devenue espace détachée du temps, puis comme entraînée par lui. La cause précède l’effet, temporellement comme logiquement. C’est l’histoire, ce n’est pas Marx, qui a rompu avec Aristote.

Le deuxième sens concerne l’utilitarisme. Le besoin n’est pas la fin de l’achat, seulement son mobile. Car la finalité du produit, elle aussi, est déjà inscrite dans la chose telle qu’elle est produite par le moyen de production capitaliste. On n’y trouve plus chaussure à son pied, pour la fortune des podologues. Sur le lit de Procuste, on n’a encore « qualitativement mis à égalité » qu’au forceps, ce qui laisse des traces dans les têtes.

Procuste ou Procruste, en gr. Prokroustês (« Celui qui étire »). Myth. gr. Brigand de l’Attique, qui capturait les voyageurs et les étendait sur un lit de fer ; il leur coupait les pieds lorsqu’ils dépassaient, et les faisait étirer s’ils étaient trop courts. Il fut tué par Thésée (Larousse encyclopédique en couleurs).

1Shares

149 réflexions sur « MARX ET LE LIT DE PROCUSTE, par schizosophie »

  1. Précision, je n’ai pas sollicité la « mise en billet » et n’en n’a pas été prévenu non plus. J’avais choisi de placer ce texte en commentaire à cet endroit pour renvoyer à une discussion ouverte il y a plus d’un an, car du passé, même éphémère d’un blog, je ne fais pas table rase. Un minimum d’honnêté m’impose de préciser que je ne me suis pas assigné la tâche de répondre aux commentaires de ce billet pour lequel je n’ai accepté aucun mandat.

      1. Catchouc 41 Bottes Ajustable De Boucle Plates Pluie Gr q77UX0

Le premier sens renvoie à la notion de « cause finale », tout à fait invalidée dès les prémices de la pensée scientifique avec l’empirisme embryonnaire d’Occam.
Occam n’a rien invalidé du tout sur ce point (quand on parle du « domaine des affaires humaines » stricto sensu).

La cause précède l’effet, temporellement comme logiquement.
Sauf que l’effet, ce n’est pas la cause finale.
La cause finale, c’est la représentation de la maison construite, pas la maison une fois construite!
Et puis, chez Aristote, il y a cause finale et cause finale…

C’est l’histoire, ce n’est pas Marx, qui a rompu avec Aristote.
Par définition, l’histoire n’a aucune influence sur la validité éventuelle des catégories ontologiques/ métaphysiques qui servent à la décrire.

Le besoin n’est pas la fin (cause finale?) de l’achat, mais son mobile.
Le besoin, qui est une catégorie abstraite (par opposition à la sensation de faim par exemple ou au sentiment de jalousie), ne peut pas être quelque chose de tel qu’un « mobile ».

  • Pourriez vous préciser? J’avoue que je ne vois pas où vous voulez en venir avec cette précision.
    Certes, l’intention n’est pas l’action. Mais la cause finale n’est pas l’intention non plus…
    Était-ce en rapport avec ma dernière remarque sur le « besoin »?

    En fait je ne comprends pas du tout ce que vient faire la « cause finale » d’Aristote dans tout ceci.

    En revanche, je comprend très bien que le refus de prendre cette dimension en compte a considérablement obscurci notre compréhension de l’économie, et a même contribué à la situation actuelle. J’irai plus loin: tout a été fait pour que soit écarté tout ce qui pouvait se rattacher de près ou de loin à la réintroduction de l’idée de « cause finale » dans le champ des sciences économiques. Il fallait absolument maintenir la théorie économique dans les limites étroites de la « rationalité instrumentale » (modèle de « maximisation de l’utilité »). La praxéologie fut explicitement développée dans le but de rayer de la carte l’ontologie aristotélicienne de l’action, qui se dressait sur le chemin de l’ Ecole autrichienne.

    Réintroduisez l’idée de « cause finale », et vous en viendrez forcément à des gamberges du type de celle de PJDJ (t de bien d’autres). Vous nous dites que sa suppression fut la marque d’un « progrès scientifique ». Ce fut une catastrophe. La « cause finale », c’est du « sur-mesure ». Ce qui la remplace, les oripeaux de l’homo économicus, c’est cela, le véritable Lit de Procuste.

  • @AntoineY 25 juin 2011 à 21 h 34

    Vous touchez un point très important. La notion de praxis dont une source que connaît très bien Marx réside dansL’Ethique à Nicomaque dans le passage connu en français comme « Les cinq dispositions de l’âme » (Livre VI, chap. III et IV) où Aristote distingue la praxisde la poiésis (en gros, mais en « très gros » action et création). Ce thème est très important dans la littérature qui se réfère à Marx. Vous répondre précisément serait un boulot énorme, j’en ai bien une petite idée, mais encore trop petite. N’espèrez pas de réponse plus précise à court terme de ma part, j’en suis bien incapable.

    Remarquez que je n’ai pas écrit « progrès scientifique ». Je ne sais pas si c’était mieux ou pire avant, je sais que c’était autrement. Remarquez aussi que je ne « réintroduis » pas la cause finale, je m’en garde bien !

  • Merci de ces précisions.
    J’ai parlé de « progrès scientifique » à cause de la référence à G d’Occam, que j’ai (mal vraisemblablement) interprété en ce sens. J’ai bien compris également que vous ne souhaitiez surtout pas réintroduire l’idée de « cause finale ».

    Si vous avez des références bibliographiques à me conseiller sur ce thème précis, je suis preneur. Ne serait-ce que de saisir les tenants et les aboutissants de cette discussion praxis/poiesis pour les marxiste éclairerait sans doute un peu ma lanterne.

  • Shangyi Or nbsp;paragraphe nbsp;– nbsp;latin nbsp;– nbsp;femme nbsp;suède Cubaine Personnalisables Pas nbsp;– nbsp;– schizosophie dit :

    AntoineY le 26 juin 2011 à 15 h 15

    « Ne serait-ce que de saisir les tenants et les aboutissants de cette discussion praxis/poiesis pour les marxistes éclairerait sans doute un peu ma lanterne. »

    Et la leur itou, d’autant qu’ils s’en sont bien trop peu préoccupé. Il y a là un Beruf, un boulot gratuit et loisible (traduction libre et de volontairement mauvaise foi) très important et dont l’aspect théorique cacherait à tort les conséquences pratiques. Bosser déjà sur la référence que je vous ai signalée dans le sens que je propose (peu importe si ce sens n’est pas celui celui de Paul Jorion) ferait bien avancer le Blimschlick. C’est bien à un truc comme ça que je voulais parvenir… Pourvu que cela continue, la pratique est beaucoup plus théorique qu’on ne le croit. Merci à vous de m’avoir permis de le préciser.

    1. il ne reste plus à Paul que de nous expliquer un tant soit peu le sens qu’il donne à cette procédure (mettre en avant un commentaire apparemment sans concertation avec le commentateur)….

      une tentative à visée maïeutique ?
      l’annonce de la remise en question des théses qu’il défend sur sa lecture de Marx

      en tout cas , les précisions qu’apportent ici schizosophie permettent à mon avis de mieux clarifier le débat quand aux interactions entre la psychologie humaine (le débat sur la valeur) et le sujet qui est dénié sur ce blog , à savoir , le comment faire (la politique)

      1. C’est un hommage rendu à l’auteur du commentaire, une reconnaissance de son travail de réflexion et d’écriture. Cela ne veut pas dire que je sois d’accord avec le contenu.

      2. Preuve une nouvelle fois de l’aspect « fermé » de ces cogitations… Untel plait a untel, cad la naissance d’un cénacle qui vaticine par cooptation. Allez proposer ceci aux gars des banlieues, qu’on rigole un peu. Vous etes si certain de la qualité de votre arborescence de pensée historique, de votre prise sur le réel, que c’en est hilarant. Bon WE.

      3. @Vomieu 1bowie k’1 lennon 25 juin 2011 à 10 h 16

        Les banlieusards, je me souviens qu’on disait « les zonards » à une époque où leur propre vocabulaire les désignait plutôt que celui des médias, n’ont pas attendu votre autorisation pour apprendre à lire. Et ils lisent souvent mieux, et surtout plus précisément, que des professionnels de la com.

      4. Mmm.. je ne mélangerai pas zonard et banlieusard.. bcp de zonards venaient des banlieues certes, mas de loin pas que… Et ils n’étaient pas sédentaires.

        Et d’ici à annoncer qu’ils se jetaient avec plaisir et joie dans le genre de sabir « d’inité universitaire qui s’essaye à ressucer des pensées de seconde main sagement apprises… donc sans vécu derrière… » tel que lu en tête de page, il y a un seuil que je ne franchirai pas.

        Si j’ose

      5. @Mike 25 juin 2011 à 20 h 31

        Je ne le franchirai pas non plus, ce pas, mais « ils » ne sont pas tous pareils.

      6. Écriteur – Le nouveau blog de Skalpel
        Tremblez braves gens criant au lumpenproletariat et pourquoi pas aux indigènes temps que vous y êtes ?
        V´là un exemple de gars qui sait parfaitement où il est, d´où il vient et il veut construire un avenir différent. Plutôt politisé et artiste le lascar, non ?
        Z´imaginez si ses paroles se répandent dans les lieux au ban de la société ? Houla la … bobo pour l´ordre public… Tremblez bourgeois
        Pour ma part, je serai à ses côtés dans la lutte si je peux apporter quelque chose avec ma petite contribution.

    1. ouf…

      J’attendais qu’un Monsieur plus agé et plus sage comme Lisztfr le dise…

      Je n’ai rien compris aussi

    2. Moi non plus, j’ai pas tout compris, mais idem pour :

       » LA CRISE DES CLASSES MOYENNES ET LE DÉLABREMENT DE LEURS CONDITIONS DE PRODUCTION COMME ACTEURS DU SPECTACLE DE LA MARCHANDISE,  »

      Tout ça est probablement très érudit, mais ça ne va pas soulever l’enthousiasme du peuple qui n’a pas trop le temps de décoder et de faire des exégèses.

      1. @fnur

        Exégèse, exégese, est-ce que j’ai une gueule d’exégèse

        Ha, je suis triste,aussi triste que la dernière phrase du Wake,( le monstre toutes catégories en matière d’exégèse, vraiment) de ne pas avoir, et de très très, très loin le talent de Joyce, lequel écrivait; « think with your stomach«  (aujourd’hui, je cite de mémoire et vérifierai pas l’orthographe de Joyce).

        Joyce, -voyez-vous- a toujours dit qu’il écrivait pour être compris par tout le monde! Seul un Lacan, pouvait déclarer qu’il n’y comprenait pas grand chose !

        Costume Jaune Top Longue Belly Bra Bracelet Visage De Professionnelle Halter Danse Ceinture Brassard Pantalon Symbollife Foulard qE04xAw
      2. Chacun ses vices, moi c’est Alice au pays des merveilles.

        Lacan c’était de n’être pas compris de ne pas comprendre, et vous d’écrire pour vous.

    3. @ lisztfr 24 juin 2011 à 21:42

      nbsp;– nbsp;femme nbsp;paragraphe nbsp;– nbsp;– nbsp;– nbsp;suède Or Shangyi Pas nbsp;latin Cubaine Personnalisables Franchement j’ai rien compris.

      Moi ce que je comprends, c’est que certains qui ont déjà beaucoup passé de temps à étudier les pensées des autres nés 2 siècles ou 2 millénaires avant nous, sont éternellement attirés par le passé. A mon avis ils gaspillent leur temps et leur énergie à chercher à comprendre un monde que leurs référents ne pouvaient pas connaître. Ils n’intègrent pas dans leurs analyses des faits que leurs maîtres anciens ne pouvaient pas connaître.

      Ne voient-ils pas que depuis, l’humanité a fait beaucoup de découvertes et quelle les a mises en application? Elle l’a fait en mettant en jeu des quantités colossales d’énergies, de connaissances, d’interdépendances, de sorte que le monde d’aujourd’hui est tellement différent de l’ancien, qu’il en est pris de vertige. Il a besoin qu’on réfléchisse à ce qu’il conviendrait de faire pour assurer son avenir, afin de retrouver confiance.

      Il convient, à partir de l’existant, de notre capital commun, des ressources disponibles, de bâtir un projet pour atteindre un futur lointain en réduisant le plus possible, les pertes, les gaspillages, les dépenses inutiles qui, si elles sont prises en compte trop tard, pourraient nous être fatales.

      1. @ jducac

        parce que l’essence du capitalisme a changé ?

        la maximalisation des profits ne serait plus l’alpha et l’oméga du capitalisme du XXIème siècle ?

        ah merde alors ! bien sûr que parler de maximalisation des profits c’est d’un ringard mon bon monsieur ! soyons modernes ! et arrêtons de lire les anciens suaf adam smith ou frédéric bastiat qui est le must de certains libéraux

        pourtant ces messieurs sont plus ancien que marx : je n’y comprends plus rien lol!

    4. @ceux qui n’ont rien compris du tout

      Séance de rattrapage

      Y a un mec qui dit d’un mec qu’il se gourre en disant ce qu’a dit un autre mec. Il dit qu’il se gourre parce qu’il enlève un truc de ce qu’a dit l’autre. Mais quand on écoute bien, ben le truc, il l’a dit quand même. Et même, le mec qui dit que se gourre, ben il le dit aussi, le truc, quand tu lui demandes : « Mais qu’est-ce qu’il a dit, le mec qui dit ce qu’a dit l’autre ? »

      Mais c’est pas ça qui se passe en vrai. En vrai, le deuxième mec dit du troisième qu’il a compris plein de trucs avant plein de gens, mais qu’en même temps, il a pas vu un truc vachement important. Il dit même qu’il ne pouvait pas le voir, parce que ce truc-là, il avait pas la même gueule avant.

      C’est vachement important parce que si nous on croit que ce truc est comme avant et qu’on veut le changer, ben on n’y arrivera pas. Et si on n’y arrive pas, ben on va moins se marrer.

      Chais pas vous, mais le billet me semble plus clair, mais c’est vrai qu’il y a plus de mots différents.

      1. C’est bien ce que je pensais… beaucoup de mots compliqués, beaucoup d’explications, pour beaucoup de rien au final.
        Vous me faites penser à un de mes professeurs à l’université…

        Mais merci Schizosophie (surtout si la publication ne fut point votre choix)

      2. @DEATH/MAGNETIC le 25 juin 2011 à 19 h 38

        Ne me remerciez pas pour du rien, mais « de rien » comme on dit poliment à un « merci ».

  • Pour faire de l’égalité , il vaut mieux couper les pieds que les tetes !
    Effectivement , les constructivistes doivent extraire l’individu de son groupe , mais de plus doivent les rendre identiques pour des raisons de productivité ……

    1. @Présumey Vincent 24 juin 2011 à 23 h 36

      Merci pour votre salut, en rital qui plus est.

      J’avais bien aimé une de vos rares interventions, notamment par votre usage de l’adjectif « terrible », par lequel il apparaît que la crainte d’Aristote s’est avérée, mais dans un contexte ultérieur et fondamendalement différent, d’où mes différends avec Paul Jorion. J’en copie ici une partie choisie ici, profitant de ma seconde de gloire warholienne :

      ‘Il est très exagéré de dire que pour Marx la baisse tendancielle du taux de profit est la raison majeure pour laquelle le capitalisme serait condamné. D’une façon générale, il est difficile de dire quelles sont chez lui les « contradictions insolubles » du capital -NB : du capital, le mot capitalisme … n’existe pas chez Marx ! -, tant sa critique forme un ensemble compact de contradictions terribles, inséparables de la dynamique du capital.
      Ainsi : on pourrait sans doute dire que la plus terrible contradiction du capital chez Marx est sa nature de chose auto-motrice, de valeur en procès ne pouvant pas s’arrêter de croître, c’est-à-dire cela même qui en apparence ne comporte justement pas de contradiction, puisque du moment que les êtres humains et le milieu naturel veulent bien se laisser dévorer, sa croissance est par elle-même sans limite aucune. Cette contradiction absolue qui se présente comme non-contradiction, c’est cela même qu’Aristote craignait dans la chrématistique. La critique de Marx s’inscrit pleinement dans cette veine. »

  • @ Paul,

    En fait, c’est la question de la dichotomie morale formulée par wittgenstein qui vous turlupine, foi positive et superstition négative? Me trompé-je? Perso en plein trouble là dessus..

    Et rappelé l’analogie de la convention conceptuelle adoptée pour le « sens » du courant électrique et sa formulation, formalisation et représentation, alors que c’est une charge, sans aucun « sens » propre autre que celui prêté pour le besoin…de préhension conceptuelle? (volonté adaptée par circonstance en compromis d’interaction). exemple non vivant-vivant, juste dans le vivant-matière atomique.

    Altérité fonctionnelle sujet objet en volonté et conscience partagée, un objectif louable, un programme formalisable vous croyez?

    Plus que l’erreur de traduction et l’interprétation de Marx par ses suiveurs, franchement schizosophie c’est admirable d’avoir développé une telle capacité à chasser les espaces interstitiels des entre possibles présentables/tés..quel limier, seriez pas un chouillas maniaque au passage, oups pardon. Moi vous m’faites un peu peur parfois

    1. @jérôme le 25 juin 2011 à 00 h 39

      S’il y a un lien avec Wittgenstein, il doit être bien ténu. L’entreprise d’un postivisme logique, malgré l’ambition de rompre avec la métaphysique, n’aurait pas été la tasse de thé de Marx qui ne goûtait déjà pas Auguste Comte. Quand je lisais Wittgenstein, j’étais bien troublé aussi.

      Pour la manie, peut-être…, mais il faut bien se montrer précis au possible quand on s’adresse à des inconnus. Heureusement les livres existent encore, on peut vérifier. Si c’est une manie, elle m’affranchit d’autres travers.

      1. gilles Or nbsp;– Shangyi nbsp;– Personnalisables Pas nbsp;latin nbsp;femme nbsp;– nbsp;suède nbsp;paragraphe nbsp;– Cubaine dit :

        Sauf que Wittgenstein n’est pas un positiviste logique. Bien qu’ayant dialogué avec eux et les ayant fortement inspiré (notamment Carnap) il n’a jamais accepté leur interprétation du tractatus.

      2. @gilles 25 juin 2011 à 20 h 19
        Vous avez raison à un certain degré de précision. Reste que celui qu’on appelle « le premier Wittgenstein » celui du Tractatus logico-philosophicus dit dans sa préface avoir été stimulé par Frege et Bertrand Russell. Vous en connaissez sans doute plus que moi sur cela.
        Beaucoup de penseurs sont moins influencés par la logique formelle.

  • Pour ce que j’en comprends, le débat revient à se poser la question de comment l’heure de travail du savetier et celle du juge vont se rencontrer. « Suivant leur statut réciproque » dit Aristote, ainsi que PJ, et Marx semblerait recouvrir ceci d’un voile suivant Dognin, alors que Marx est plus subtil dans l’affaire, suivant l’involontaire billettiste Schizosophie.

    L’enjeu réside en ce que quelque chose, censé être un intermédiaire entre les choses via les hommes, l’argent, est devenu le maître des hommes.

    Du seul fait qu’on sait compter et mémoriser les chiffres, on acquiert des facultés de l’esprit d’un côté, mais je ne doute pas qu’elles façonnent la représentation depuis bien avant l’âge d’Aristote. L’esclavage pour dette existait au moins vers 1300 av JC, je crois. Et c’était à vie (on dut faire le jubilée tous les 7 / 7×7~50ans, Solon ou Themistocle ont du en remettre une couche…). Je ne pense pas que les sociétés néolithiques les plus anciennes aient hérité de la tradition de l’esclavage dans ces proportions.
    Le fait de plaquer une hiérarchie absolue sur les rapports sociaux, celle des numéraux, échelle qui peut être immune à tout « bruit » (on se crée les moyens d’être indéfiniment le « pire sourd qui ne veut pas entendre », ) conduit à ces premiers drames de civilisation(–>esclavage à dette à vie).

    nbsp;paragraphe Shangyi Personnalisables nbsp;latin Or nbsp;– nbsp;femme nbsp;suède nbsp;– nbsp;– nbsp;– Pas Cubaine Dans le même temps, les chiffres permettaient de maitriser les grandes masses « économiques » des premières civilisations mésopotamiennes, celles que Rifkin appellent « civilisations hydrauliques » car l’augmentation de leur production reposa sur d’immense travaux d’irrigations qu’il fallut organiser (avant que la salinisation des sols ne diminue les rendements…). Double tranchant, certes.

    Paradoxalement, quand je vois la faible aisance dans le monde des chiffres (‘l »application numérique ») des jeunes ingénieurs, il reste une chance que le fouillis cognitif qui s’accroit et fait même crue ici ou là finisse par submerger cette addiction première du chiffre, addiction que nous contractâmes aux bords d’un Euphrate ou d’un Tigre. L’image (2D ou 3D ?) vaincra-t-elle la tyrannie classante des chiffres « 1D » ?

  • Ce texte a surement un intérêt universitaire. Mais le problème étant paraît-il la lutte des classes, je m’éloigne exceptionnellement de ma ligne de conduite pour dire que tant que durera cette guéguerre entre classes universitaires – où l’on se réfugie derrière une idée plutôt que d’avancer les siennes propres – on ne risque pas d’avancer !

    Les universitaires gardent ainsi leurs postes. Et en reproduisant ce schéma ils imposent à leurs successeurs de perpétuer, et au peuple de contempler, leurs escarmouches : ils gardent la main, alors que, il est bon de le rappeler, le point commun fondamental entre Aristote et Marx est qu’ils sont morts tous les deux.

    Et pendant ce temps-là des spécialistes d’autres écoles (écologie, éducation, transports, etc.) affrontent d’autres spécialistes de la même branche…sans se préoccuper des autres branches (je répète : ça les rassure et ils conservent la main, ce qui pour eux est la moindre des choses vus tous les efforts consentis et autres livres écrits).

    Je n’en peu plus : c’est égoïste et ça entretient le merdier.

    Je gerbe.

    Aux écologistes tu leur montre qui a tué l’écologie, ils ne l’entendront pas. Même chose avec les autres istes, notamment les économistes pour qui le problème fondamental est l’économie, pas folles les guêpes !

    Alors, soit on met un grand coup de pied dans cette fourmilière afin que tous se mélangent, se considèrent et considèrent les autres comme des individus ayant à proposer leur cosmogonie sur le marché, soit on continue de confier les rênes du bouzin à une hiérarchie, et là, par définition, c’est le capitalisme qui continue.

    1. OUI!

      Savoir qui a bien traduit ou interprété machin chose ou machin chouette a certainement un intérêt mais vu que nous pauvres incultes et ignorants de la « haute philosophie » ne comprenons pas ce dont il s’agit cela nous laisse bouche bée.

      C’est dommage car il y a sans nul doute beaucoup de travail et de réflexion pour écrire un tel billet. Si seulement son auteur pouvait essayer de se mettre à la portée de ceux qui n’ont pas étudié la philosophie, cela serait formidable.

    2. @Fab

      Je n’en peux plus : c’est égoïste et ça entretient le merdier

      Par moment , j’ai la curiosité de lire ces billets, le plus souvent ça me gave très vite, quand j’ai lu JL Morlie critiquer Michel Lambotte (parce qu’il s’occupe d’un jardin communautaire), sous des prétextes fumeux et avec des distorsions de la réalité probablement dues à la méconnaissance, je suis tombé de l’armoire.

      Quand on passe de ce qu’il faudrait faire ou il y a un relatif consensus à comment le faire, on arrive très vite à un point de blocage. Et là, effectivement, les débats idéologiques fumeux n’aident pas à l’adhésion du citoyen.

      1. Merci hema

        Il s’agissait de l’étude de lamise en réseau des jardins communautaires et pas du fait que je m’occupe d’un jardin communautaire, il me semble que JL Morlie n’a pas bien compris l’objectif.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=25341#comment-195687
        D’après ce que j’ai pu en savoir, il s’agissait grosso modo de se demander comment être moins dépendant de l’extérieur au niveau nourriture en Région Wallonne.
        Partout, au niveau citoyen, il existe des initiatives qui vont dans le sens d’une relocalisation et l’étude a été confiée à l’ASBL Le début des haricots
        http://www.haricots.org/
        Cela n’a rien à voir avec le grenelle de l’environnement comme le prétendait JL Morlie, ce sont les citoyens qui en feront quelque chose ou qui n’en feront rien.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=25517#comment-195822
        C’est cela qui est nouveau et qui m’a enthousiasmé.
        Ma participation n’y est que modeste par manque de temps.
        Pour en revenir au sujet, Fab a raison, il est plus que temps d’agir et donner un grand coup de pied dans cette fourmilière d’incompréhension par le dialogue.
        Quand donc va-t-on ouvir la boite à outil?
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=25341#comment-195676
        Je n’ai jamais lu Aristote ni Marx, suis-je pour autant inculte?

        PS Excusez-moi d’avoir peint mon commentaire en rouge, mais depuis les rénovations, je ne sais plus comment on fait pour cacher un lien derrière un mot, je ne trouve plus la case « formatage »

      2. Bonjour Michel Martin, bonjour Hema

        Pourriez-vous expliquer l’état des rapports de force entre le Début des Haricots et la Région wallonne ?

        Je connais Le réseau des jardins collectif « Le Début des Haricots », et je suis d’accord sur le fait qu’ils constituent- en tout cas sur le papier – une passerelle vers des groupes militants en lutte contre l’oligarchie, par exemple Kokopeli. Je peux me tromper lourdement, vous m’en informerez, et je ferai publiquement amende honorable, mais, vivant en Région wallonne, je doute que la dimension politique du jardinage collectif soit valorisée par l’animation à un niveau suffisant que pour compenser l’action chloroforme de l’épanouissement individuel et le partage authentique de la solidarité. Pour être concrèt, l’animation des groupes de jardinages du Début des Haricots, cherche-t’elle à favoriser la discussion autour du thème des écologistes benêts ? Dans ce cas, quelle est la recette pour garder de bons contacts avec la Région Wallonne ? Comprenez-moi bien, les jardins collectifs sont formidables, mais à la condition que les niveaux d’action individuel et collectifs soit accompagnés d’un dimension politique (Aries) et qu’il mènent parallèlement la guerre contre le renouvellemnt des formes de domination . Nous connaissons tous quelle fut la fonction sociale des jardins ouvriers, allons-nous recommencer ?

        Des militants de la décroissance comme Aurelien Bernier Michel Marchand (1) soulignent cruellement l’absence de conscience politique parmi les décroissants, lesquels, le plus souvent préfèrent se limiter aux deux premiers niveaux de l’action individuelle ou collective (Aries) et jusqu’à refuser le politique. Les coopératives de production, les Amap, la presse alternative, les jardins collectifs ne suffisent pas à prendre le pouvoir sur l’oligarchie. Recevoir comme une avancée un décret de la Région wallonne est déjà l’acceptation d’une soumission à un système politique qui, de façon manifeste ne lutte contre l’oligarchie qu’en parole et prospère à son ombre.

        À ne dénoncer que les écotartuffes, et à ne mettre en place que les outils de la convivialité, les « écologistes benêts » se trouveront eux-mêmes récupérés sans s’en même s’être jamais rendu compte d’avoir ainsi faciliter la mise en place d’un nouveau mode de domination consolidant localement le pouvoir de l’oligarchie. Plus les outils de proximité et de convivialisme seront mis en place avec rapidité et sans distance critique, plus les pouvoirs locaux assureront la pérennité du pouvoir avec lesquels ils ont laissé s’instaurer la précarité que réclamait la mise en place de nouveaux outils de contrôle ! J’en ai trop vu que pour croire encore au Père Noël, voudriez-vous donc faire croire au changement sans rapport de force ? montrez-nous leur force

        (1) A.Bernier, Mi. Marchand – Mouvement politique d’éducation populaire -, Ne soyons pas des écologistes benêts, pour un protectionnisme écologique et social, ed. mill et une nuit, 193 P.

        Ps. discutons à cet endroit, sinon, nous nous perdront de vue, sur ce thème.

        A+

      3. @ Jean-Luce Morlie

        tout à fait d’accord avec vous ; la majorité des écologistes n’ont que faire de la question sociale et sont susceptibles de toutes les récupération

        une version écologiste décroissant vert de gris pour faire face à un futur qui ne s’annonce pas rose , n’est pas une vue de l’esprit

        la lutte pour l’émancipation sociale est une ligne de démarcation toujours actuelle ; malheureusement, la sociale me semble totalement submergé . les capitalistes peuvent en remercier les staliniens.

        socialisme ou barbarie

      4. Bonjour Jean Luce.
        Pour ce qui est de la Belgique et de la possible manipulation politique par la région Wallone des initiatives de réseau de jardin communautaire, je laisserai répondre Michel (pas Martin mais Lambotte) répondre, il est du coin et moi pas.
        Je connais un peu Michel, comme tous les lecteurs attentifs de ce blog, et ce qu’il fait au quotidien me semble très positif
        -jardin communautaire,
        -conception « en open source » de machines agricoles « amicales » avec la terre,
        -…
        Le voir soupçonné de naïveté (voire de collusion) avec l’ennemi capitaliste, ça m’énerve.
        Je pense qu’il est aussi lucide que vous (il ne serait pas sur ce blog depuis plus d’un an en restant naïf) et que vous vous battez avec des armes différentes, lui est dans l’action et vous, vous tâchez de convaincre.
        Vous avez certainement raison de penser aux possibles récupérations, mais, ne faut ‘il rien faire pour autant ? Je ne le crois pas, à mon sens, (et je peux bien sûr me tromper) le changement viendra plus probablement de la multiplication et du regroupement d’initiatives dispersées que d’un mouvement politique extra-lucide.
        En résumé, les actions de Michel Lambotte me mobilisent plus que les discours de Paul Aries (je reconnais que c’est peut-être par méconnaissance), parmi ceux qui parlent, il y en qui m’interpellent plus, par ex; Miguel Benasayag qui parle de la joie d’agir.
        http://philosophies.tv/spip.php?article307=

        Cordialement.

      5. @Hama, Michel Lambotte,

        « Personne n’éduque autrui, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde. » Paolo Frère .

        J’ai beaucoup regretté le départ forcé de Miguel Benasayag des « Matins de France-Culture ». nous sommes en d’accord sur la nécessité de la reterritorialisation le tissage des liens etc. … la connivence entre Paolo Frère et Assayag est évidente. Voici une question dont la réponse éclaircirait l’une l’autre nos manières de voir respectives, ce qui peut alors permette d’avancer ensemble. Les jardins collectifs pratiquent-ils une forme ou une autre de pédagogie des opprimés à la manière de Paolo Frère ?

        Les jardins collectifs ont, pour le moins une fonction d’épanouissement personnel, mais aussi une une fonction collective d’intégration, par tissage de liens et de construction de chacun au travers de la rencontre des autres ; l’échange de savoir y est naturel. En pratique, à la campagne, la surveillance mutuelle, le secret, et la compétition y font rage, ce qui prouve bien que la fonction relationnelle est prédominante.

        Après ce premier constat, demandons-nous ce que le jardinage, apporte de plus, par exemple, qu’un club de danse de salon. Il est clair que les jardins collectifs sont une réponse à une situation de carence et de précarité sociale, leur développement est fulgurant aux états unis en France et partout, les statistiques de vente des jardineries explosent (c’est accessoire). Dans cette perspective, le dispositif mis en place doit faire en sorte qu’il ne participe pas à la perpétuation du problème social rencontré. Il faut alors que le dispositif explicite des tenant et les aboutissants du problème social, le calendrier et la qualité des activités du Début des Haricots le montrer, (pour autant que les jardiniers de base y participent et qu’une action spécifique soit menée afin pour d’accroitre la participation de ceux qui s’en tiennent éloignés). De plus, et ce point est le plus important, cherche-t-on à accroitre la capacité des personnes et du groupe à agir sur la situation sociale qui leur est faite, laquelle est la cause du problème rencontré ( c’est ce qui peut s’appeler parfois la « accroitre la qualification sociale ») .Généralement le problème initial n’est pas résolu, mais l’action est globalisée sur d’autres problèmes de sociétés .

        S’arrêter en chemin, sans accomplir toute les étapes est de fait une forme déguisée d’apprentissage de la soumission. Équivalente à la taxation des transactions financières en place de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Pour que l’opération soit « chirurgicale », le problème doit être compris jusqu’au bout, et la qualification sociale nécessaire acquise pour en forcer l’application.

        Je ne porte aucun soupçons de manipulation de la région wallonne etc., mais j’avoue avoir pour préjugé que les les pouvoir publics font de la promotion des jardins collectifs sans réellement viser chercher les moyens d’en faire un instrument d’émancipation des publics, que l’objectif de qualification sociale y est absent, qu’il n’existe pas de close équivalente « à l’accroissement de la capacité collective d’agir sur les inégalités à l’origine du besoins de jardinage collectif », L’université Populaire de Michel Onfray articule son jardin collectif autour de son restaurant hédoniste ; dans un autre registre, nos jardins collectifs proposent-il des équivalent à l’arrachage des plans de mais transgénique, l’apport de panier de fruit en solidarité aux sans-papiers etc. C’est tout à fait possible que je l’ignore.

        A+

      6. @ Jean Luce Morlie

        Je vous remercie de votre critique éclairée et constructive et vous posez les bonnes questions puisque je ne peux y répondre, c’est ce qui va faire évoluer ma réflexion.
        Notamment au niveau du rapport de force, je l’ignore totalement, mais je suis conscient qu’il existe et c’est pour cette raison que je poste sur ce blog dans lequel j’apprends beaucoup.
        Je n’ai pas de formation universitaire et je n’ai pas votre éloquence, mais ce n’est pas une raison pour ne pas entreprendre l’étude du monde dans lequel on vit.

        Pour être concrèt, l’animation des groupes de jardinages du Début des Haricots, cherche-t’elle à favoriser la discussion autour du thème des écologistes benêts ?

        J’ai participé à deux réunions de « La mise en réseau des jardins communautaires » , il y avait un certain pluralisme et des gens autres que les écolos benêts y participaient, je n’ai aucune idée de ce qui en sortira, mais effectivement la question politique n’en resortait pas spécialement.
        Personnelement, je pense qu’il faut profiter de l’occasion qui nous est donnée pour progresser même si une récupération est possible.
        Il serait naïf de croire qu’on puisse virer le système en un tour de main et le remplacer par un autre sans même savoir lequel.
        Je ne vois le changement que par une évolution en se logeant dans les interctices laissés par le système en place.

        De plus, et ce point est le plus important, cherche-t-on à accroitre la capacité des personnes et du groupe à agir sur la situation sociale qui leur est faite, laquelle est la cause du problème rencontré ( c’est ce qui peut s’appeler parfois la « accroitre la qualification sociale »)

        C’est effectivement la question la plus importante, et le travail d’information et de formation est titanesque, je suis le seul du groupe du « Cercle horticole de Jupille » à m’intérêsser à cette question que vous formulez très bien. Je pense qu’il y a une envie mais pas de réelle volonté.
        Dans notre groupe, il y a deux allocataires sociaux avec un niveau de formation assez élevé, je suis certain qu’il ne se sont jamais posé cette question, ce qui prouve le travail d’information à réaliser.
        Encore une fois cela ne se fera pas en un jour , il faudra comme le dit Fab travailler à la prise de conscience qui à mes yeux se réalisera sur plusieurs générations.

        Nous connaissons tous quelle fut la fonction sociale des jardins ouvriers, allons-nous recommencer ?

        Dans mon esprit, il s’agit de tout autre chose, c’est tout simplement d’un nouveau système de création des richesses qu’il s’agit à base de prosommation et d’open source (et pas que dans le jardinage) comme l’a signalé hema, donc pensé et réalisé par le citoyen et ce système n’est pas compatible avec le capitalisme.
        C’est certain qu’il faudra interdire les paris sur les fluctuations de prix, mais je vais encore plus loin en remplaçant l’intérêt financier par l’intérêt énergétique.
        Investir l’argent là où il faut sans intérêt financier et c’est l’économie d’énergie et de matière premières réalisée qui constitue l’intérêt; vous représentez vous le chemin qui reste encore à parcourir?
        A mes yeux, ce chemin est indispensable à la pérénité de l’homme et de la vie sur terre, juqu’à preuve du contraire.
        Si vous êtes d’accord, que pouvez vous faire pour m’aider, pour nous aider?

        @ hema
        Votre sincérité me touche profondément, avec des personnes comme vous, l’espoir n’est pas un vain mot.

      7. Jean-Luce Morlie :

        Il est clair que les jardins collectifs sont une réponse à une situation de carence et de précarité sociale

        Ce n’est si «clair» que ça… On ne peut pas généraliser. « Qui se ressemble, s’assemble » dit l’adage. Certaines initiatives relèvent plus du loisir (club de danse de salon) que d’une « réponse à une situation de carence et de précarité sociale ». Même si les « clubs de danse de salon » sont aussi une réponse à une « carence sociale », une recherche de lien social, de sens, d’identité…

        Quid de l’Education Permanente en Wallonie ?

        @michel lambotte
        « Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique, elle, s’occupera de toi »
        Pour l’instant, c’est «toléré» voire encouragé comme «loisir sympatique», puisque c’est «indolore» vis-à-vis de l’agro-business, des politiciens.
        Voyez ici et en particulier les pages relatives au rapport au politique.

      8. @Michel, je ne suis pas sur d’être à ton niveau en matière de sincérité, ton post le prouve
        @Michel et Jean-Luce
        Bon, j’essaye de résumer, on a besoin de poser les germes du futur partout ou c’est possible, en restant lucide et militant. Et on a besoin aussi de transformer le système macro avec tous ceux qui peuvent. Si les 2 roulent de conserve en se passant les bons messages, c’est certainement mieux.

        Merci à vous 2.

      9. @ Hema

        Il y a deux façons de rêver à la prolétarisation des classes moyennes

        Comment reçois-tu cette idée, exprimée ici ?

        A+

      10. Je constate (de part mon expérience comme dit l’autre ) que le mot « politique » provoque du rejet voire du dégoût chez beaucoup de monde, car c’est réduit à la question des politicien(ne)s, des partis, des élections… qui, il faut bien le dire, ont beaucoup oeuvré à s’auto-discréditer, à se prétendre « spécialistes », à « empêcher les gens de se mêler de se qui les regarde » (Valéry). Il est urgent de réhabiliter la politique, lui rendre ses lettres de noblesse. La question politique par excellence, c’est : « Comment on s’organise pour vivre ensemble ? » Cette question se pose d’emblée dans votre jardin collectif, mais ne s’arrête pas à sa porte. Elle s’étend sur pleins d’autres domaines hors du strict jardin collectif. Par ex. Votre aérateur de sol à tambour motorisé ouvre la porte à d’autres questions :
        – autonomie énergétique vs énergies non renouvelables, agro-carburants
        – préservation et revitalisation du sol vs retournement et lissage
        – open source vs brevet privé
        – partage vs usage privatif
        – techniques simples, facilement réparable vs technologies pointues, réparable uniquement par des spécialistes
        – polyvalant vs spécialisé dans un seul usage
        – outil convivial (Illich), à la mesure de l’homme vs outil hétéronome qui s’impose à l’homme, nous place sous sa dépendance en éliminant les outils conviviaux
        – relocalisation vs 8000 Km de transport dans un pot de yaourt aux fraises industriel
        – et j’en oublie
        Cela ouvre la porte déjà à plein d’autres choix de sociétés qui sont des questions politiques, du vivre ensemble.
        Jean-Luce ajoute à juste titre les question sociales, de solidarité vis-à-vis des sans-papier…
        Autre piste : cadastre des terres en friche (terrains innocupés appartenant aux pouvoirs publics), droit de préemption pour les terres agricoles en vente accaparées par les promoteurs immobilier (sans corruption bien sûr ;-))
        Une autre piste : les écoles. Les enfants sont de formidables vecteurs de changement et puis ils sont notre avenir.

        Les « écologistes benêts », ce serait plutôt ceux qui vont se limiter au strict domaine du jardin collectif, ceux qui s’imaginent naïvement faire la révolution en fermant le robinet quand on se brosse les dents…

      11. @ fujisan

        Nous sommes bien d’accord, je ne demande qu’à mettre mes compétences techniques au service de « Comment vivre ensemble » C’est là que je me sens le mieux.
        Les « versus  » que vous posez sont évidemment tout à fait pertinents et ne pourront basculer dans le bon sens que si nous invitons d’autres personnes à participer;
        Je dis bien invitons car il ne s’agit pas d’imposer quoi que ce soit, c’est le besoin à satisfaire de la personne intéressée et l’exemplarité des adhérents qui fait des émules.
        En fait, pour répondre à tous vos versus, nous avons besoin des hommes, des idées, de l’imagination et de la créativité qui dit en passant n’est pas quelque chose d’inné mais quelque chose qui se travaille inlassablement.
        En un mot, nous avons besoin du savoir qui à chaque seconde qui passe prend le dessus sur l’argent en tant que pouvoir.
        (Ais je dis une ineptie?)
        C’est pourquoi je ne m’en fait pas trop sur l’agonie du capitalisme, il agonisera bien tout seul, l’essentiel étant de mettre dans la tête des gens qu’il faut le dépasser pour le bien être de nos enfants et petits enfants.
        Chaussures Ville Lacets De Femme Pour À Gris Waldläufer Aw8gSCqq Encore quelques temps, et je pense réaliser un chapitre sur ces « versus » dans mon site, mais bon, entre mon travail (parfois pénible) à temps plein (même plus), ma petite famille, mon jardin, mes « bricolages » et le blog de Paul Jorion cela me fait des journées de près de 15 heures.
        A 62 ans, on aime parfois souffler.

        ;

      12. @Jean-Luce

        Il y a deux façons de rêver à la prolétarisation des classes moyennes

        On s’enlise, non? pour l’instant j’en reste à la joie d’agir comme moteur principal du changement comme Miguel B. et Michel L.

        Il y a des jours ou je suis mieux disposé avec les concepts, mais pour ce soir ça me suffit.

        A+

      13. @hema

        L’idée générale est pourtant très simple, il y a deux catégories de rêveurs, ceux qui rêvent d’un affrontement de classe dur et pur, et ceux qui, à gauche comme à droite, rêvent d’utiliser la peur d’un affrontement de classe dur et pur afin de jouer double jeu et en profiter pour faire leurs affaires comme à l’habitude.

        La troisième catégorie de rêveurs ce sont les économistes benêts, ceux-là imaginent qu’en se retirant du jeu ils feront s’arrêter les deux premières dans le jeu qui consiste à s’emparer discrètement des bonnes places de la société qui vient !

        A+

      14. @Jean-Luce

        L’idée générale est pourtant très simple, il y a deux catégories de rêveurs, ceux qui rêvent d’un affrontement de classe dur et pur, et ceux qui, à gauche comme à droite, rêvent d’utiliser la peur d’un affrontement de classe dur et pur afin de jouer double jeu et en profiter pour faire leurs affaires comme à l’habitude.

        La troisième catégorie de rêveurs ce sont les économistes benêts, ceux-là imaginent qu’en se retirant du jeu ils feront s’arrêter les deux premières dans le jeu qui consiste à s’emparer discrètement des bonnes places de la société qui vient !

        Merci de faire des efforts pour moi, tu vois, en 2 paragraphes et 7 lignes, j’ai tout compris, sans renvois compliqués et sans références savantes.
        Maintenant que j’ai compris, je peux poser des questions:
        Je pré-suppose que les 3 catégories ci-dessus représentent moins de 20 % de la population mondiale, et que les « affreux sales et méchants » de naissance ne sont qu’une petite minorité.
        (on peut ne pas être d’accord).
        Le « brave type » ou le « type bien » (ça fait plus classe) qui a compris tout ça (Michel, toi , moi, et bien d’autres, …), à part rester lucide ,et garder une boussole bien orientée (je ne sais pas trop vers quoi d’ailleurs , mais je sais assez bien où je n’irais pas, doit il faire autre chose que ce qu’il peut faire ? et quoi ?

        Si tu réponds encore une fois, je demande à Julien pour savoir si notre échange est dans le top 10 et combien il nous reste pour gagner….allez une choucroute, en mémoire de Yvan et en attendant son triomphal retour.
        Ah puta… ,toujours ce foutu esprit de compétition qui nous tue….

        A+

      15. nbsp;– nbsp;– nbsp;paragraphe nbsp;– Personnalisables Cubaine nbsp;femme Shangyi nbsp;latin nbsp;– nbsp;suède Or Pas @hema

        Le lire comme ça, c’est une joie, merci !

        Hé, et toi, puisque nous nous comprenons, l’un et l’autre, ce tu le savais déjà parfaitement, qu’est-ce qui fait que tu ne l’as pas écrit directement ici ?

        A+
        Jean-luce

      16. @Jean-Luce
        Avant de m’aventurer au fond des choses, de chercher le pourquoi du comment, j’avais senti, j’avais ressenti que tout cela ne tournait pas bien rond, et que ça ne tournerait peut-être plus très longtemps comme ça.
        Ce blog m’a beaucoup éclairé et je comprends mieux maintenant, sans pour autant pouvoir ni vouloir conceptualiser les raisons du désastre.
        Mais sur les actions pour sortir de ce mer.. , je ne suis pas du tout satisfait ni de moi ni des autres, je tâtonne toujours autant, je m’investis , je m’arrête,… et c’est pourquoi, quand je vois quelqu’un qui s’investit à fond dans une action à priori positive, je tire mon chapeau.

        Si tu des idées d’investissement non financier je suis preneur.

        A+

      17. Hema, Voici une proposition : ouvre-toi un petit blog gratuit, sur ce que tu voudras Google, etc., ou bien mettez-vous à plusieurs pour l’ouvrir…

        Je verrais bien le nom « cultivons nos jardins collectifs »,puis tu l’annoncerais sur le blog de »Magick Jorion » , à plusieurs reprises, parce que beaucoup de messages se perdent…

        L’idée est d’y implanter un système de « livres en ballades », chacun dépose les livres dont il n’a pas besoin et tout le monde se sert selon ses envies. Je ne sais pas où tu habites, mais je voudrais bien pouvoir liquider pas mal des miens, je viendrai avec ma remorque !

        A+
        Jean-Luce

      18. @Jean-Luce

        Je ne sais pas où tu habites, mais je voudrais bien pouvoir liquider pas mal des miens, je viendrai avec ma remorque !

        J’habite prés de Bordeaux, mais ne vient surtout pas avec ta remorque, ma femme t’en garderai du ressentiment à vie. Par contre si tu veux faire une sélection de livres accessibles, je devrais arriver à en caser 2 ou 3.

        A+

      19. Jean-Luce dit :

        L’idée est d’y implanter un système de « livres en ballades », chacun dépose les livres dont il n’a pas besoin et tout le monde se sert selon ses envies. Je ne sais pas où tu habites, mais je voudrais bien pouvoir liquider pas mal des miens, je viendrai avec ma remorque !

        BIBLOSLOC — Liste de diffusion destinée aux membres de la Bibliothèque locale sans local de Louvain-La-Neuve et environs proches

        Je possède un livre que j’ai apprécié, et j’aimerais que d’autres le lisent, et éventuellement qu’on en discute et, pourquoi pas, qu’on agisse en conséquence. Toutes les personnes du coin qui pourraient être intéressées par ce livre ne passent pas nécessairement souvent chez moi, et pourtant je voudrais qu’ils sachent qu’ils peuvent l’emprunter, et donc l’empruntent éventuellement.

        La bibliothèque locale sans local, c’est ça. C’est :

        – une bibliothèque : contenant quelques livres susceptibles d’intéresser voire outiller des lecteurs tentés d’essayer d’une manière ou d’une autre de résister à l’influence croissante de la religion économiste et de la foi aveugle dans le rôle salvateur du progrès technologique et du consumérisme, des lecteurs plutôt enclins à pratiquer et promouvoir un autre art de penser et de vivre; on n’y trouvera donc pas « Tintin au Congo » mais bien « Main basse sur l’Afrique », de Jean Ziegler; on n’y trouvera pas « Histoire d’O » mais on y trouvera bientôt « La Guerre de l’eau », de Vandana Shiva.

        – locale : les livres sont empruntés (gratuitement) par des lecteurs qui ne se déplacent pas beaucoup rien que pour les emprunter et les restituer; par des lecteurs qui, s’ils ne se connaissent pas déjà, pourront être amenés à se connaître et se rencontrer – voire se toucher – à l’occasion d’une discussion à propos d’un même bouquin qu’ils ont lu;

        – sans local : chaque livre se trouve tout simplement chez un membre, et les membres savent chez quel membre se trouve chaque livre.

        Alors, voilà ! Pour emprunter un livre, il suffit :
        – d’être membre;
        – de le demander à celui qui l’a.
        Quand ce dernier l’a remis à un autre membre, il me fait savoir à qui il l’a remis.

        Et aussi : donnerie, Marine Unies Caoutchouc En Bottes Intégrée Spot On Bleu Chaussette Avec BOgx7, servicerie.

        PS Je crois que j’avais mis ça dans l’inventaire de demain. A propos, pourquoi ne pas le « Penser/Classer » ?

      20. @ hema

        tu pourrais au moins tenter d’amadouer Michel Lambotte sur l’idée de semer une ligne de bouquins baladeurs dans le jardins du « début des haricots« . et toi tu « manage », le blog des bouquins baladeur depuis Bordeau !

        L’Université Populaire du Goût

        A+

      21. @ Jean Luce Morlie

        Comment je fais pour envoyer  » L’homme renaturé  » de Jean Marie Pelt à hema, je suis sûr qu’il le dévorera?
        Je pense que c’est une bonne idée mais sur de courtes distances,(disons une ville comme la proposition de fujisan) sur de longues distances, c’est l’internet qui convient pour envoyer le bons tuyaux.
        Ce qui n’empêche pas de réaliser un blog qui regrouperait des bouquins disponibles par région, à charge de l’intérêssé de se déplacer au plus court.
        Un tel bouquin avec un bref résumé et quelques références sur Majik Jorion se trouve ici ou là.
        Disons que j’en ai une trentaine.
        D’autre part, ils ne sont pas encore confectionnés, mais si je veux demain matin, je peux envoyer des plans de mon aérateur à l’Américain Marcin Jacubowski que hema connais bien.
        http://opensourceecology.org/
        nbsp;– nbsp;– nbsp;paragraphe Shangyi nbsp;femme nbsp;suède nbsp;– Pas Cubaine Or Personnalisables nbsp;latin nbsp;–
        Si vous cherchez un peu, vous trouverez un de mes post dans leur blog où je présente mon système, il m’ont demandé de placer les plans dans leur WIKI, ce que je vais faire quand j’en aurai le temps.
        Il ne faudrait pas grand chose pour passer le restant de ma vie à développer ma passion qui n’est pas seulement le dispositif que j’ai créer, il n’est qu’un outil et rien d’autre.

    3. @Fab et Chris
      J’ai un truc, pour éviter de s’énerver pour rien, si vous comprenez pas le titre, vous lisez pas le billet.

      1. non, le titre a éveillé ma curiosité, mais après avoir lu le billet je ne comprends toujours pas où son auteur veut en venir.

        Marx et le lit de Procuste.

        Schizosophie nous explique que le lit de Procuste était un lit sur lequel il torturait les voyageurs qu’il capturait.

        Je suppose donc que ce billet a à voir avec le fait que ceux qui s’aventurent à lire et essayer de comprendre Marx se retrouvent dans une situation similaire au voyageur capturé par Procuste.

        C’est vrai, ce fut mon cas, essayer de lire le Capital fut une véritable torture, même après avoir tenté de suivre les recommandations d’Althusser.

        Bon, mais encore?

      2. Chacun découpe dans Marx ce qu’il est à même de comprendre : le réduit à sa propre mesure, alors qu’il faut prendre son oeuvre pour ce qu’elle est : quelque chose à la mesure de Marx, pas à la mesure de chacun de ses lecteurs réducteurs. Voilà ce que me semble être la ligne directrice de cet excellent billet.

      3. Plata Xti Xti 047595 Xti 047595 047595 047595 Plata Plata Plata Xti Plata 047595 Xti qnpwS5PxOB